Le comité scientifique des journées SPMP 2018 lance un appel à communication                        Date limite d'envoi : le 30 Avril 2018

Appel à communication
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26ième journées nationales des Secteurs de Psychiatrie en Milieu Pénitentiaire                               "D'une rencontre à l'Autre"

L’équipe du pôle de psychiatrie en milieu pénitentiaire de Rennes qui comprend un SMPR et une UHSA , soutenue par l’Association des Secteur de Psychiatrie en Milieu Pénitentiaire (ASPMP),   a l’honneur de vous  annoncer la tenue des 26ième journées nationales des Secteurs de Psychiatrie en Milieu Pénitentiaire sur Rennes, les lundi 5 et mardi 6 Novembre 2018.

 

Ces journées se dérouleront au centre des Congrès de Rennes, dans l’édifice du couvent des jacobins, situé au cœur de la cité rennaise. Le thème sera celui de la rencontre.

 

Ces journées seront précédées, le dimanche 4 Novembre de l’Assemblée Générale de l’ASPMP.

 

Le programme de ces journées est en cours de construction. Cette page sera alimentée de différents supports,au fil du temps, à mesure que nous avançons dans l'organisation de ces journées.

 

Argumentaire

Comme une mise en abyme, ces Journées proposent de se rencontrer pour parler de la rencontre.

Face aux solitudes croissantes, l’obsession des rencontres a gagné notre société, mais de celles qu’on maitrise, sélectionne, évalue, protocolise. Or la rencontre dans le soin en psychiatrie est d’une autre nature : tantôt il faudra faire un pas en avant et aller vers, tantôt la clinique nous intimera de rester sur le seuil et de laisser venir. Premier temps du soin, la rencontre n’est jamais certaine. Elle se nourrit de l’invisible et a besoin de paroles singulières. Elle surgit volontiers par surprise, se glisse dans les interstices de l’informel. Comment préserver, dans notre environnement marqué par la logique du prévisible, des espaces d’invention et d’inattendu ?

Lorsqu’elle a lieu, la rencontre nous met face à ce qu’il y a à la fois  de semblable et de différent chez l’autre. Créer les conditions de la rencontre c’est pouvoir accueillir les deux, au-delà du cortège de fantasmes qui accompagnent et parfois même précèdent certains de nos patients, les rendant « infréquentables ». Cela nécessite de penser en amont et de façon institutionnelle un accueil qui permette de la faire advenir.

Dans notre pratique de soignants en milieu pénitentiaire, cet accueil s’inscrit dans un espace dont la finalité vise davantage à séparer et à tenir à distance. Nous réfléchirons donc aux lieux que nous occupons : quand leur conception est un frein à la rencontre, quels aménagements pouvons-nous, soignants, y créer ? Comment, en respectant les murs, repenser les espaces dans une dynamique de soins ?

Si certains mouvements rapprochent, d’autres éloignent et nous nous retrouvons fréquemment sur la route de  patients en errance ou en exil. Comment rencontrer ces personnes de cultures et de langues différentes ? Comment entendre leur histoire singulière au-delà du brouhaha de l’actualité et de nos représentations ?

Enfin, nous n’oublierons pas que nous ne rencontrons pas uniquement nos patients. La psychiatrie doit composer avec les logiques professionnelles d’autres institutions, celles de la Justice et de l’administration pénitentiaire notamment. Elle a à interagir de sorte que ces mondes parallèles trouvent à s’articuler sans entrer en collision, ni en collusion.

Si la rencontre est le sujet, nous pensons qu'elle est ausi le moyen de traiter ces questions.

 

 

 

Fresque de l'ancienne maison d'arrêt de Pointe-à-Pitre (détruite)
Maison d'arrêt de Coutances
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